Régulièrement, j’ai cette lubie qui revient.
Je me fantasme en fille active, organisée, qui se lève tôt le WE, qui va au marché, qui achète des produits bio, qui cuisine et qui fait du sport. Oui, tout ça, parce que moi quand je fantasme ça rigole pas.
Mais bon, faut pas croire non plus que je me fais un trip inaccessible, parce qu’à une époque, j’y étais presque. Je ne me levais pas si tôt, je ne faisais pas tant de sport que ça, mais je cuisinais souvent bio, j’aimais beaucoup expérimenter de nouvelles recettes et tester de nouvelles saveurs. Seule témoin de cette vie révolue (celle où j’étais motivée, où je n’avais pas la flemme le soir, celle où je ne cédais pas aux avances honteuses de mon ami Picard), ma collection de livres de recettes. Car il faut savoir que manger bio, ça veut non seulement dire remplacer ses produits habituels par leur version bio donc, mais c’est surtout la découverte d’un nouveau monde, peuplé d’habitants aussi exotiques que les flocons de pois chiche, l’agar agar, le tofu soyeux et la farine de riz. Donc au bout d’un moment, quand on en a marre de se sentir aussi démunie dans les rayons d’un magasin bio qu’on pourrait l’être dans un musée d’art moderne, ben on se documente. En plus de l’indispensable blog de Cléa, j’ai trouvé pas mal de réponses dans les livres, dont Cuisiner bio: mode d’emploi de Valérie Cupillard, qui recense de manière assez exhaustive les principaux ingrédients bio avec toujours 2 ou 3 recettes les utilisant.

image issue de Mes petites gamelles, manger bio au bureau de Cléa
Et il aura suffit ce week-end d’un brunch chez Airway et d’une séance de préparation de cupcakes végétaliens pour raviver mes fantasmes. J’ai donc ressorti mes livres et, pleine d’espoir, je me retrouve à sélectionner les recettes les plus simples (histoire de ne pas me décourager trop vite) et à élaborer ma petite liste de produits de base à aller acheter demain. Peut-être que le fait de prendre ce blog à témoin me permettra de tenir la distance? (ou pas)
J’avais aussi prévu de m’organiser pour apporter mon déjeuner au travail, mais bon, je vais peut-être calmer le jeu. De toute façon, réaliser tous ses fantasmes d’un coup, je suis sûre que c’est très mauvais…














